Car voici que l'Eternel sort de sa demeure, Il descend ; Il marche sur les hauteurs de la terre : Michée 1 v 3
V
3 : le Dieu qui
sort
Après
le Dieu qui appelle et le Dieu qui parle, Dieu se présente à Michée comme le
Dieu qui sort de Son temple. Pour beaucoup de gens, si Dieu existe, Il n’est
pas accessible dans ce monde. Il est dans son univers et nous sommes dans le
nôtre et il n’y a pas de connexion entre les deux mondes. Ce n’est pas ce que
dit ici Michée. Dieu est un Dieu qui, non seulement sort de Sa demeure, mais
qui descend et qui foule de Ses pieds la poussière de notre terre.
Les
sorties de Dieu dans ce monde ont été multiples et il sera difficile de les
recenser toutes. Dès l’origine, la Bible présente en Eden un Dieu qui, le soir,
vient visiter nos premiers parents et communier avec eux : Genèse 3,8.
Au temps de Babel, il nous est dit que Dieu est descendu du ciel pour voir le
travail que faisaient les hommes : Genèse 11,5. C’est suite à cette
descente du ciel de Dieu que l’humanité se divisa par la confusion des langages
et se répartit sur la face du globe. Plus tard, encore dans la Genèse, nous
voyons Dieu descendre du ciel pour constater si la rumeur qu’on Lui a rapporté
au sujet de Sodome et Gomorrhe était véritable : Genèse 18,20-21.
Suite à sa venue avec deux anges, les deux villes seront détruites par une
pluie de feu et de souffre.
De
ces exemples, nous pouvons tirer plusieurs leçons :
ð
La 1ère
est que Dieu n’est pas distant, étranger ni désintéressé à ce qui se passe
ici-bas. La terre, et tout ce qui s’y trouve, appartient à l’Eternel et il est
juste et légitime de Sa part de regarder et de considérer ce que ses habitants
font d’elle.
ð
La
seconde est que les visites de l’Eternel ne sont pas gratuites ou juste des
moments au cours desquels Dieu s’informe de ce qui se passe ici-bas. Elles sont
suivies d’effets. Le cours de l’histoire de l’humanité n’est pas décidé par les
hommes seuls. Il est aussi réglé par les interventions de Dieu qui a le pouvoir
de la réorienter dans le sens qu’Il souhaite (le retour d’Israël dans sa terre
en est un exemple).
Les
exemples que nous avons vus témoignent de la descente de Dieu sur terre en vue
de la correction de l’humanité et de Son jugement. Mais la Bible témoigne aussi
de la descente de Dieu sur terre en vue de la rédemption. Dieu en personne
vient au-devant d’Abraham pour lui annoncer la naissance d’un fils par lequel
se réalisera la promesse qu’Il lui avait faite auparavant : Genèse
18,1 ; 12,1 à 3. Ce fils est celui par qui le Messie naitrait. Dieu
descend ensuite dans le buisson ardent pour appeler Moïse à être le libérateur
d’Israël retenu captif en Egypte : Exode 3,1-2. Il faudrait ajouter
à cette première révélation toutes celles qui se produiront au cours des
siècles aux juges, aux prophètes et aux rois dans le but de les équiper pour
être des sauveurs ou des annonciateurs du Messie à venir. Puis, en
Jésus-Christ, Dieu Lui-même descend parmi nous, non pour juger le monde, mais
pour le sauver : Jean 3,17. Après Lui, l’Esprit de Dieu descendit
pour venir habiter Ses disciples : Actes 2,1 à 4. Pour nous,
nous attendons le jour de Sa seconde venue, quand Il viendra dans sa gloire,
accompagné des armées célestes, pour établir Son règne définitif : 1
Thessaloniciens 1,10.
Rappelons-nous
avec quel Dieu nous travaillons ! Il est le Dieu qui appelle, suscite
souverainement Ses serviteurs. Il est le Dieu qui parle et qui nous demande de
L’écouter ! Il est le Dieu qui sort et qui agit. Il n’y a rien de plus
dramatique pour le peuple de Dieu que le moment où Dieu ne sort plus avec
lui : Psaume 44,9.
Réflexion
annexe : la
discipline que nous appelons histoire a pour but de raconter les péripéties de
l’humanité au cours des siècles. Dans cette discipline, les historiens relatent
les faits humains et attribuent souvent aux hommes les inflexions de
l’histoire. La Bible relate l’histoire d’un autre point de vue. Elle nous dit
que, derrière les inflexions historiques qui façonnent l’histoire, il y a la
main de Dieu qui agit, l’action d’un Dieu qui sort de son temple. Considérons
l’histoire telle que Dieu la raconte dans la Bible. Dès le début, celle-ci est
façonnée par Dieu. Son histoire, telle que nous la connaissons aujourd’hui,
débute par l’éjection d’Adam et Eve du jardin d’Eden suite à leur
désobéissance. Elle se poursuit par le récit du déluge, inflexion majeure
puisque 8 personnes seulement en survivent. Puis, avec Babel, l’unité de
l’humanité est rompue et nous assistons à la naissance des peuples répartis par
idiomes. Puis vient la naissance d’Israël qui aboutit à celle du Messie dans le
monde. Le christianisme conquiert l’empire romain, bouleverse les anciens
cultes et infléchit la destinée de multiples peuples. Le protestantisme est
aussi une inflexion majeure de l’histoire. Il donne naissance aux Etats-Unis et
au libéralisme. En notre temps, en 1948, Dieu infléchit l’histoire en vue du
retour de Jésus-Christ par la résurrection d’Israël. Le dernier livre de la
Bible, l’Apocalypse, nous est difficile à comprendre… pour la simple et bonne
raison qu’il nous décrit les actions du Dieu Tout-Puissant qui, dans le monde
invisible, produisent leurs effets historiques et cosmiques dans notre monde.
Il nous montre que Dieu agit au milieu de Son peuple, parmi les nations, sur le
climat, dans les astres et parmi les puissances célestes angéliques. La Bible
est le livre d’histoire d’hier, d’aujourd’hui et de demain de Dieu. Oui !
L’acteur majeur des inflexions de l’histoire n’est pas l’homme, mais Dieu, le
Dieu qui, selon Michée, sort de Son temple !
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