samedi 31 octobre 2026

Le vrai souci des vrais prophètes

 "A cause de cela, vous aurez la nuit... et plus de visions ! Vous aurez les ténèbres... et plus de divinations ! Le soleil se couchera sur ces prophètes, le jour s'obscurcira sur eux. les voyants seront confus, les devins rougiront, tous se couvriront la moustache ; car Dieu ne répondra pas : Michée 3 v 6 et 7."

Quel jugement Dieu réserve-t-il aux prophètes mercenaires qui égarent son peuple ? Il est conforme au principe qu’Il a déjà énoncé. Puisque leur but est d’égarer les autres, ils seront à leur tout égarés. Ils ne recevront plus de la part du Seigneur aucune lumière. Dieu les laissera plongés dans leurs ténèbres à leur propre confusion.

Un des indices qui témoigne de la qualité de la relation que nous avons avec Dieu se trouve dans l’esprit de révélation qu’Il fait briller dans notre cœur et notre pensée. Cet esprit de révélation dans la connaissance de Dieu est l’un des sujets principaux de la prière de Paul pour l’Eglise : Ephésiens 1,16-18. Le Seigneur est lumière et son désir le plus profond est de nous communiquer sa lumière. Car Dieu qui a dit : la lumière brillera du sein des ténèbres ! a fait briller la lumière dans nos cœurs pour faire resplendir la connaissance de la gloire de Dieu sur la face de Christ : 2 Corinthiens 4,6. Dieu ne nous appelle pas à jouer les prophètes, mais à être les réflecteurs de Christ. Tout ce qui ne vise pas ce but passe à côté du but du don du Saint-Esprit pour nos vies.

Le livre de Michée nous l’enseigne. Le fait qu’il y ait multitude d’hommes qui se font passer pour prophètes n’est pas un signe de bonne santé spirituelle du peuple de Dieu. Trop souvent, ces prophètes que le peuple écoute remplacent la Parole de Dieu. C’est auprès d’eux que le peuple va chercher la lumière qui se trouve en elle. Les véritables prophètes auront toujours pour souci de ramener le peuple à la Parole. Les messages des prophètes de l’Ancien Testament sont bâtis sur trois principes définis par Moïse : l’obéissance à Dieu apporte la bénédiction, la désobéissance entraîne le châtiment et la malédiction, et la repentance conduit à la restauration. La mission première de tout prédicateur et enseignant est de conduire le peuple à la connaissance, la méditation et la mise en pratique de l’Ecriture. Tout le reste n’est qu’égarement et faux-semblant.

lundi 19 octobre 2026

Le fond de commerce des faux prophètes

 "Ainsi parle l'Eternel sur les prophètes qui égarent mon peuple, qui annoncent la paix si leurs dents ont quelque chose à mordre, et qui publient la guerre contre qui ne leur met rien dans la bouche : Michée 3 v 5."

Après les chefs et les princes du peuple, c’est à ceux qui se donnent pour prophètes en son sein que Michée s’en prend. Le fait que Michée s’adresse à eux au pluriel prouve que le phénomène prophétique n’était pas sans importance. Les temps de crise et de danger ont toujours favorisé l’émergence de ministères opportunistes. Il n’y a rien de plus attirant pour le peuple de Dieu que d’entendre une parole prophétique. La parole prophétique est comme un rocher auquel il s’agrippe. Le peuple y met toute sa foi, son espérance, car, il le sait, à travers les prophètes, c’est Dieu Lui-même qui parle.

Une telle disposition du peuple de Dieu à la réceptivité de la parole prophétique ne manque pas de poser problème. Elle favorise inévitablement des vocations qui n’ont rien à voir avec la vérité. Michée nous dit ici quel est le fond de commerce des faux prophètes. Le message des faux prophètes s’adapte à l’attitude du public auquel il s’adresse. Si celui-ci les nourrit, pourvoit à leurs besoins, les rémunère suffisamment, alors le faux prophète va les rassurer. Il va leur promettre la paix et la bénédiction du Seigneur. Il ne dira rien sur ce qui pourrait être reproché à leurs auditeurs par le Seigneur. Si, par contre, le peuple qui l’écoute ne lui donne rien, le faux prophète se fait menaçant. Il est prêt à lui annoncer les pires calamités. Il n’y a qu’une chose qui guide les faux prophètes : leur cupidité, la satisfaction égoïste de leurs intérêts.

Alors que le retour du Seigneur est proche et que les crises se succèdent, l’Eglise de Jésus-Christ pullule de « prophètes ». Les rencontres prophétiques se multiplient à l’instar d’hommes et de femmes qui se disent inspirés et se comportent comme de vraies stars. Des collectes sont organisées et le peuple de Dieu ponctionné. Le but premier est de lui faire entendre les plus belles promesses de Dieu pour lui : restauration, guérison, prospérité… sans jamais que le péché ne soit dénoncé. Jésus nous a donné un critère précis pour distinguer le vrai du faux. Il faut regarder le fruit qui se trouve dans la vie de ces prophètes. Un bon arbre porte de bons fruits et un mauvais arbre de mauvais : Matthieu 7,17. C’est une loi à laquelle personne ne peut échapper. Ne soyons pas béats ou naïfs ! Mais éprouvons les esprits et les vies pour savoir s’ils procèdent de Dieu ou non !

samedi 17 octobre 2026

Cherchez l'Eternel pendant qu'il se trouve !

 "Alors ils crieront vers l'Eternel, mais il ne leur répondra pas ; Il leur cacha sa face en ce temps-là, parce qu'ils ont commis de mauvaises actions : Michée 3 v 4."

Comme cela a déjà été énoncé, le jugement de Dieu pour les chefs sera aussi de leur rendre selon les œuvres de leurs mains. Parce qu’ils ont dépouillé le peuple et n’ont pas été sensibles à leurs cris dans la détresse, viendra le jour où eux aussi crieront à Dieu sans recevoir de réponse. On pense parfois que l’on peut pécher impunément sans conséquence. Après tout, la grâce n’est-elle pas là pour nous procurer le pardon de nos péchés ? Il sera toujours temps de nous repentir plus tard. La parole de Michée nous met en garde contre ce type de pensée. Elle nous rappelle que l’on ne peut jouer avec Dieu et que la grâce n’est pas un automatisme, mais qu’elle est liée à la souveraineté de Dieu.

L’avertissement de Michée nous rappelle que Dieu ne nous doit rien. Il n’est obligé en rien à répondre à nos cris ou à nous faire grâce. Le don de Sa grâce est un acte de miséricorde envers des cœurs contrits qui crient à Lui. Dieu n’est pas une machine comme une machine à sous. Il ne suffit pas de lui apporter une prière pour qu’aussitôt se déclenche pour nous une averse de grâce. Dieu est un juste Juge, un Dieu qui sonde les cœurs. Il n’y a rien que Dieu haïsse autant que la duplicité, l’endurcissement du cœur. L’auteur des proverbes le dit : Celui qui ferme son oreille au cri du pauvre, criera lui-même et n’aura point de réponse : Proverbes 21,13. Le danger est grand parmi le peuple de Dieu de ne considérer la grâce que sous l’angle du principe. La grâce n’est pas une formule qui répond à des contingences. Elle se vit dans le cadre d’une relation d’honnêteté et de vérité devant Dieu. On ne peut prétendre à la grâce si, délibérément, on choisit de ne pas obéir à Dieu. La grâce est l’expression de la patience de Dieu qui nous presse de nous repentir au plus vite, non un chèque en blanc signé que l’on peut encaisser quand on le veut.

Dans le passé, bien des hommes, qui ne se sont pas repentis lorsqu’il en était encore temps, l’ont expérimenté. Ils sont tombés sous le jugement de Dieu et se sont mis à crier à Lui pour qu’ils leur faire grâce. Ils n’ont trouvé qu’une oreille qui était fermée, comme la leur était quand Dieu leur demandait d’écouter. Comme l’histoire du riche et de Lazare racontée par Jésus le montre, il se peut que les damnés se mettent soudain à prier que Dieu se souvienne d’eux. Dieu les renverra à ce qui a été leur attitude sur terre au moment où ils auraient pu se repentir : cf Luc 16,19 à 31. Ecoutons l’appel pressant que nous lance Esaïe, le prophète contemporain de Michée : « Cherchez l’Eternel pendant qu’il se trouve ; invoquez-le tandis qu’il est prêt. Que le méchant abandonne sa voie, et l’homme de rien ses pensées ; qu’il retourne à l’Eternel qui aura compassion de lui, à notre Dieu qui pardonne abondamment : Esaïe 55,6-7. »

mercredi 14 octobre 2026

La façon dont est traité un peuple est le reflet du coeur de ceux qui le dirigent !

 "Vous haïssez le bien et vous aimez le mal ; vous leur enlevez la peau et la chair de dessus les os. Ils dévorent la chair de mon peuple, lui arrachent la peau et lui brisent les os. Ils le mettent en morceaux comme ce qu'on cuit dans une marmite, comme de la viande dans un chaudron : Michée 3 v 2 et 3."

Le sens de la question posée par Michée dans le 1er verset trouve sa réponse ici. Alors que les chefs et les princes d’Israël devraient être les gardiens du droit et de la justice, ils sont les premiers à les transgresser. Ils profitent de leur position d’autorité pour dépouiller le peuple à leur profit. La pauvreté et la précarité dans lesquelles vit le peuple ne vient ni de l’absence de travail, ni d’une carence de ressources. Il est le résultat des spoliations dont il est l’objet de la part des grands. Pour eux, le peuple est comme un gibier et eux sont les chasseurs. La seule raison d’être du peuple est de satisfaire leurs appétits. Ils agissent envers lui comme le ferait des chasseurs après avoir capturé une proie. Ils la font cuire et prélèvent sur elles tout ce qui se mange, ne laissant que la carcasse et les os. Le peuple qui devrait être défendu dans les causes qui demande justice, est renvoyé à vide.

La façon dont est traité un peuple est le reflet du cœur de ceux qui le dirigent. Une des preuves que l’élite du peuple, sa classe dirigeante, est corrompue se voit dans la façon dont est rendue la justice. Alors que le peuple se voit spolié de ses droits et de sa défense, l’élite ne voit en lui qu’une marchandise, une source de revenus. Partout où il peut lui prendre quelque chose, il le fait par des prélèvements toujours plus nombreux. La conséquence est qu’au lieu de s’enrichir, la nation s’appauvrit et que la précarité s’étend de plus en plus. La dichotomie qui existe entre la position des chefs, le devoir auquel cette position les appelle, et la réalité montre qu’il ne suffit pas d’avoir un titre pour que ce qui, normalement, y est attaché, suive. Nous ne sommes pas ce que notre position dit, mais ce que nous faisons. Ce sont nos actes qui témoignent pour ou contre ce que nous prétendons être par notre position. Jésus l’a clairement souligné en parlant des scribes et des pharisiens. Il dira au peuple : « Ils sont assis dans la chair de Moïse. Faites donc et observez tout ce qu’ils vous diront, mais n’agissez pas selon leurs œuvres. Car ils disent et ne font pas : Matthieu 23,1-2. » Les discours peuvent être justes et bons. Mais ils ne suffisent pas s’ils ne sont pas suivis de l’exemple de ceux qui les tiennent. Que Dieu nous garde sensibles au fait qu’Il nous jugera non sur nos paroles, mais sur nos actes : cf Jacques 3,1.

lundi 12 octobre 2026

L'exemple doit venir d'en-haut !

 "Je dis : Ecoutez, chefs de Jacob et princes de la maison d'Israêl ! N'est-ce pas à vous de connaître le droit ? Michée 3 v 1."

Alors que le premier oracle de Michée s’adressait de manière didactique à tous les peuples pour qu’ils soient témoins de ce qui allait se produire pour Israël, c’est ici aux chefs de Jacob et à ses princes qu’est destiné le second oracle du prophète. Lorsque Dieu s’adresse à un organisme quel qu’il soit, c’est toujours à ceux qui en sont la tête que va en priorité sa parole. Ceux qui sont à la tête d’un peuple sont toujours tenus pour les premiers responsables de ce qui s’y passe. Car c’est d’eux que l’on en attend la bonne gouvernance. C’est d’eux également que doit venir le modèle à suivre. Les princes des nations en sont aussi les gardiens. C’est pourquoi la Parole de Dieu nous appelle à les honorer, à prier pour eux et à leur obéir pour autant que ce qu’il commande ne s’oppose pas à notre obéissance à Dieu.

La première parole de Michée pour les chefs et les princes de Jacob se présente sous la forme d’une question. L’évidence de sa réponse a pour but de les rappeler à leur devoir essentiel et de mettre le doigt sur ce qui pèche parmi eux. « N’est-ce pas à vous, demande Michée, de connaître le droit ? » Si la connaissance et le respect du droit ne se trouve pas chez les chefs et les princes, il ne se trouvera nulle part ailleurs. Le respect du droit, l’application de la justice ne peut dans un pays, pour son bien et sa santé, venir que d’en-haut, des instances les plus élevées. Si celles-ci sont corrompues, se laissent aller à des pots-de-vin, au favoritisme, à des passe-droits, si elles-mêmes sont les premières à trafiquer et servir leurs intérêts, il n’est pas étonnant que rien n’aille dans le pays. Comment le peuple serait-il incité à faire le bien, se soucier du droit et de la justice si ses élites sont les premières à les bafouer ?

Ce qui est vrai pour la gouvernance d’une nation, soulignons-le, l’est aussi pour celle d’une église locale. Des instructions précises sont données dans la Parole de Dieu pour reconnaître ceux qui sont « dignes » d’être ses anciens. Il faut qu’ils soient en toutes choses irréprochables, des exemples de probité et de maîtrise de soi, qui travaillent avec dévouement et non pour leurs intérêts ou pour un gain sordide. Il faut qu’ils soient animés d’un esprit de service et marqués par l’humilité et non le désir de dominer : 1 Timothée 3,1 à 7 ; 1 Pierre 5,1 à 3. Que le Seigneur renouvelle à tout niveau la conscience de leurs responsabilités à ceux qu’il appelle à diriger un organisme, quel qu’il soit !

samedi 10 octobre 2026

Le sort d'Israël n'est pas entre les mains des hommes, mais de Dieu

 "Assurèment je te rassemblerai tout entier, ô Jacob !Assurément je te regrouperai, reste d'Israël. Je te réunirai commeles brebis d'une bergerie, comme le troupeau dans son pâturage ; il y aura un bruit surhumain. Celui qui fait la brèche monte devant eux ; ils font la brèche, passent la porte et en sortent ; leur roi passe devant eux, et l'Eternel est à leur tête : Michée 2 v 12 et 13."

Le constat que fait Michée de la situation morale et spirituelle du peuple suivi de l’annonce des malheurs qui l’attend ne sont, heureusement pour lui, pas le dernier mot de Dieu. Les prophéties de la Parole de Dieu ont une portée qui ne se limite pas au temps présent du peuple à qui elles sont adressées. Elles le concernent en premier, et nous ne devons jamais l’oublier. C’est la première lecture que nous devons en avoir. Mais souvent, le visionnaire de Dieu voit au-delà du présent. Un des buts de la prophétie sera toujours, malgré les menaces qu’elle contient, de ranimer le courage, la foi et l’espoir du peuple de Dieu en la fidélité de son Dieu. Les prophéties ont souvent aussi plusieurs applications. Les délivrances qu’elles annoncent concernent le peuple auquel le prophète s’adresse, mais elles anticipent aussi le jour de la grande délivrance finale qui sera l’œuvre du Messie. Les versets qui concluent le premier oracle de Michée ici sont de cet ordre.

Après avoir dit que le peuple devait se lever et marcher pour partir en exil : v 10, Michée annonce à la fin de ce chapitre que Dieu va susciter par la suite un mouvement inverse. Agissant comme le berger d’Israël, Il va regrouper le reste de son peuple, le rassembler et le faire sortir de sa captivité. Leur roi sera à leur tête et passera devant eux. Il y aura, dit Michée, un bruit surhumain lorsqu’une brèche se fera dans le mur de leur prison, signe que l’œuvre de leur délivrance sera le fait de Dieu. Les commentateurs bibliques ne sont pas tous unanimes sur le temps de la réalisation historique de cette prophétie. Il est possible qu’elle touche à ce qui s’est passé sous Sanchérib, lorsque le peuple en était réduit à être confiné dans les murs de Jérusalem. Une nuit, l’ange de l’Eternel est sorti et a frappé dans le camp des Assyriens 185 000 hommes, ce qui expliquerait le bruit surhumain à l’origine de leur fuite : lire 2 Rois 19. Cette délivrance est l’anticipation de celle qui surviendra aussi pour Israël au jour où le Messie paraîtra pour son salut. Le chapitre 14 du livre du prophète Zacharie nous décrit ce moment glorieux.

Nous sommes aujourd’hui dans un temps où la liberté d’Israël se resserre. Des ennemis puissants toujours plus nombreux sont prêts à lui faire la guerre dans le but de le détruire. L’antisémitisme se répand partout comme une traînée de poudre. Mais le sort d’Israël n’est pas entre les mains des hommes, mais de son Dieu. Au jour où ils reconnaitront, en Celui qu’ils ont crucifié, leur Messie, Celui-ci volera à leur secours pour les délivrer. Que ce jour vienne bientôt, ô Dieu !

jeudi 8 octobre 2026

La démangeaison d'entendre des choses agréables

 "Qu'un homme, au gré du vent, se mette à débiter des mensonges : je vais bavarder pour toi sur le vin, sur les boissons fortes ! Ce sera le bavard qu'il faut à ce peuple : Michée 2 v 11."

Quelle est la racine des souffrances qui attendent le peuple de Dieu ? Ce verset nous le dit. Alors qu’il intimait à Michée de cesser ses bavardages : v 8, Il était prêt à prendre pour prophète n’importe quel homme qui divaguait, comme sous l’influence de boissons fortes. Comme on le sait, la nature a horreur du vide. Un peuple religieux a besoin de prêtres et de prédicateurs. S’il ne veut pas de ceux que Dieu lui envoie, qui sont inspirés et fidèles à Sa parole, Dieu est capable de lui en donner d’autres qui correspondent à ses désirs. Ces prophètes ne lui diront pas la vérité, mais ce que le peuple a envie d’entendre. Leur inspiration ne viendra pas de Dieu, mais sera le fruit de leur folie. La prédication des vrais prophètes a pour but d’amener le peuple à revenir de ses mauvaises voies et de retrouver le chemin de l’obéissance. Celles des faux contribuera à les ancrer dans une fausse sécurité jusqu’au jour où sonnera pour le peuple l’heure de son jugement. Ces faux prophètes, dit Jérémie, soignent à la légère la plaie du peuple : Jérémie 6,14 ; 8,11. Ils enduisent de plâtre les brèches qui se sont faites dans la muraille, dit Ezéchiel : Ezéchiel 13,10-11. Mais au jour où le fléau passera, rien ne tiendra.

Le temps de Michée, de Jérémie et d’Ezéchiel ressemble fort au temps qui, pour l’ère de l’Eglise, précèdera celui du jugement. Paul nous en avertit : « Il viendra un temps où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine : mais au gré de leurs propres désirs, avec la démangeaison d’écouter, ils se donneront maîtres sur maîtres ; ils détourneront leurs oreilles de la vérité et se tourneront vers les fables : 2 Timothée 4,3-4. » Plus le temps du jugement sera imminent, plus la séduction s’emparera des âmes, y compris de celles des croyants qui ne seront plus désireux d’obéir à Dieu, sous l’influence de faux porte-paroles de Dieu se comportant comme des hommes dont la raison n’est plus nette. Ce spectacle est visible aujourd’hui sous nos yeux !