"Je ferai de Samarie un monceau de pierre dans les champs pour y planter de la vigne ; je précipiterai ses pierres dans la vallée, je mettrai à nu ses fondations : Michée 1 v 6."
Le
Seigneur indique ici ce qu’il va advenir de Samarie, la capitale idolâtre du
royaume du Nord. Le Seigneur a envoyé de nombreux prophètes vers Samarie pour
la presser de revenir à Lui. Ces prophètes l’ont appelé à la repentance. Ils
étaient les ministres de Sa grâce envers Son peuple. Mais ayant rejeté les
prophètes et méprisé leurs paroles, Israël a provoqué par son impénitence la
sortie du Seigneur elle-même, non dans le but de sauver le royaume, mais de le
faire périr. La prédiction de Michée entre dans la droite ligne du jugement
émis par Jésus sur la Jérusalem de Son temps, énoncé dans la parabole des
vignerons : Matthieu 21,33 à 41. Le jugement de Dieu est celui d’un
Dieu lent à la colère qui patiente. Sa patience se voit dans l’envoi successif
de nombreux prophètes chargés d’avertir Son peuple. Mais lorsque, malgré les
appels répétés et incessants de Dieu à la repentance, Celui-ci n’est pas
écouté, il ne Lui reste plus qu’une option : le jugement.
Ainsi,
si c’est Dieu qui juge Son peuple ou le monde, c’est toujours le péché suivi de
l’obstination et de l’entêtement des hommes à y demeurer, qui sont la cause du
jugement. Résister à Dieu, c’est, dit Paul, s’amasser un trésor de colère, pour
le jour de la colère et de la manifestation du juste jugement de Dieu : Romains
2,5. Le jugement de Dieu est partiel. Il commence par Samarie et devrait
être un avertissement solennel pour Jérusalem. Mais la suite de l’histoire
montre qu’il n’en sera rien. Le jugement de Jérusalem se produira plus tard,
mais il aura lieu pour les mêmes raisons.
Il
y a dans le monde de nombreuses villes antiques et célèbres qui ont connues le
sort de Samarie. Elles ne sont plus que ruines. Elles devraient enseigner aux
puissances présentes la crainte de Dieu. Malheureusement, nous voyons qu’il
n’en est rien. Celles-ci, comme celles-là à leur époque, se croient
indestructibles, et à l’abri d’un tel sort. Elles oublient que Celui qui écrit
l’histoire humaine n’est pas l’homme, mais Dieu, le Dieu qui sort de Son temple
quand Il le veut et dès qu’Il l’estime nécessaire ! Que nous soyons de
ceux qui obéissent à Dieu et Le craignent ! Ce sera là la plus grande
preuve de sagesse dont nous pouvons faire preuve !
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