lundi 5 octobre 2026

Les premières victimes des abus des chefs du peuple

"Naguère mon peuple s'est dressé en ennemi, vous enlevez le manteau de dessus les vêtements de ceux qui passent avec sécurité en revenant de la guerre , vous chssez de leurs maisons chéries les femmes de mon peuple. Vous ôtez pour tpoujours à leurs enfants la gloire d'être à moi : Michée 2 v 8 et 9."

Nous l’avons vu au début du 1er chapitre. Le rôle du prophète est d’être celui d’un procureur. Le procureur plaide à charge contre l’accusé. Il établit les faits dont il s’est rendu coupable, afin que le jugement prononcé soit conforme à la vérité. Dans ce passage, Michée continue à dresser l’acte d’accusation qui pèse sur Israël. Celui-ci ne sera complet que lorsque tous les faits dont il s’est rendu coupable seront cités.

En ce qui concerne la faute d’une nation, les premiers responsables à devoir comparaître ne se trouvent pas parmi le peuple, mais parmi ceux qui ont le pouvoir. Ce sont chez eux que l’on trouve les exactions les plus coupables. Michée en cite ici plusieurs :

V 8 : alors que le peuple était en paix, il ne pouvait malgré tout vivre en sécurité. Ceux qui le dépouillent ne sont pas des gens d’un autre peuple, des étrangers ennemis. Ce sont leurs propres dirigeants qui ôtent aux gens du peuple le manteau dont ils se couvrent pour se protéger du froid. Plus nous avons de responsabilité, plus nous sommes placés haut sur l’échelle du pouvoir, plus nous sommes tenus pour responsables de ce qui se fait sous notre autorité. Que les dirigeants des nations le sachent : ils seront tenus responsables devant Dieu de la pauvreté et de la précarité dans lesquelles ils auront plongés leurs peuples à cause de leur cupidité.

V 9 : Comme il en est chaque fois qu’un peuple est dirigé par des tyrans, ce sont les plus faibles qui sont les victimes des plus grands abus. La veuve et l’orphelin sont privés de leurs maisons. Le mal qui leur est fait atteint les enfants au plus profond d’eux-mêmes dans leur dignité. Il leur ôte la fierté de faire partie du peuple de Dieu. Que nous soyons église ou nation, nous devons en être conscients. La pierre d’angle qui permet à Dieu de mesurer la gravité du mal qui se commet est toujours la même : ce sont les dégâts que les adultes occasionnent par leurs péchés aux enfants. Il n’y a rien de pire que de blesser un enfant, de détruire ce qui fait ou devrait faire son identité. Jésus le dit : chaque fois que nous sommes en scandale à l’un des plus petits parmi le peuple de Dieu, nous encourrons le jugement sévère de Dieu. Il vaudrait mieux que nous ne vivions pas plutôt que d’être une occasion de chute pour un petit dont la confiance en Dieu, à cause de notre faute, en vienne à s’obscurcir : Luc 17,1-2.

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