samedi 3 octobre 2026

Le mépris de la Parole de Dieu, cause de jugement

 "Ne bavardez pas! disent-ils. Qu'on ne bavarde pas de la sorte ! Les injures n'en finissent pas !Est-ce ainsi que tu parles, Maison de Jacob ? L'Eternel est-il prompt à s'irriter ? Est-ce là sa manière d'agir ? Mes paroles ne sont-elles pas favorables à celui qui marche avec droiture : Michée 2 v 6 et 7.

Le péché du peuple de Dieu, qui appelle son jugement, ne se limite pas à la cupidité et aux injustices dont il se rend coupable. A ce niveau, il est encore récupérable. Là où les choses s’aggravent, c’est lorsque ce peuple ne se laisse plus reprendre ni toucher par la parole de Dieu qui l’invite à se repentir. Les versets 6 et 7 de ce chapitre en témoignent. Il nous parle de l’attitude méprisante et hautaine dont fait preuve le peuple de Dieu à l’égard de Michée qu’il traite de bavard. Quand la parole de Dieu n’est plus prise pour ce qu’elle est, c’est-à-dire l’expression de Sa volonté, il ne reste à Dieu plus qu’un moyen pour sauvegarder l’honneur de Son nom et apprendre à Son peuple à le prendre au sérieux : le jugement.

L’attitude dont fait preuve le peuple de Dieu à l’égard de Michée et de Dieu est stupide à plusieurs égards. Le peuple devrait savoir que lorsque Dieu parle, ce n’est jamais en vain. Comme le dit Esaïe, contemporain de Michée, la parole qui sort de la bouche de Dieu ne retourne pas à Lui sans effet, sans avoir exécuté Sa volonté et accompli Ses desseins : Esaïe 55,11. De plus, comme le signale Michée, il n’est pas dans l’habitude de Dieu de s’irriter promptement. Le fait que le Seigneur s’adresse à son peuple pour le reprendre n’est pas une preuve de colère, mais témoigne de son intention de les sauver. C’est lorsque la parole de Dieu se tait et fait place au jugement qu’il n’y a plus de salut. Au lieu de se moquer de Michée et de lui intimer de se taire, le peuple de Dieu devrait saisir l’occasion de la parole qui lui est donnée pour tendre l’oreille, écouter et s’amender.

Quoi que nous entendions comme message de la part de Dieu, nous devrions le prendre comme une expression de sa faveur. Les menaces comme les promesses que le message contient témoignent que le Seigneur nous est encore favorable. Les promesses sont pour celui qui marche avec droiture. Elles sont synonymes d’encouragement. Les menaces sont pour ceux qui s’éloignent. Elles sont une invitation pressante à revenir dans le droit chemin. Si la Parole de Dieu prend dans mon cœur l’aspect d’une menace, la faute n’en est pas au prédicateur. Le prédicateur n’est que le porte-parole de Dieu qui s’adresse à mon cœur et à ma conscience : cf 2 Corinthiens 4,2. Au lieu de mépriser le prédicateur et de nous placer au-dessus du message, nous ferions mieux de l’écouter comme Dieu nous y invite : Michée 1,2 ; 3,1 ; 6,1. Que Dieu nous garde d’user sa longue patience envers nous ! La lenteur de Dieu à la colère ne doit jamais être pour nous une raison de se moquer de Sa bonté. Elle est, au contraire, une invitation divine à nous emparer de Sa grâce pour, pendant qu’il en est temps, revenir à Lui de tout notre cœur.

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