"Ils convoitent des champs et ils s'en emparent, des maisons, et ils les enlèvent ; ils oppriment le citoyen et sa maison, l'homme et son héritage : Michée 2 v 2."
Quel
est donc le contenu des projets iniques que méditent sur leurs couches ceux que
le jugement de Dieu vise ? Il a pour moteur principal, dit le Seigneur, un
péché : la cupidité. Non satisfaits de ce qu’ils possèdent, les hommes
cupides convoitent le bien des autres, leurs champs, leurs maisons. Comme ils
ne peuvent s’en emparer légitimement, ils trament, comme l’a fait Achab envers
Naboth, des complots visant à déchoir leurs vrais propriétaires de leurs droits
pour leur extorquer leurs biens : cf 1 Rois 21. Leur péché ici est
double. Il ne constitue pas seulement un acte d’exaction envers leurs
prochains, mais il est aussi un sacrilège envers Dieu. Car la terre en Israël
n’appartient pas d’abord aux Israélites. Elle appartient à Dieu qui en donne le
droit d’exploitation à Son peuple : Lévitique 25,23-24. De plus, la
part qui appartient à chaque famille doit lui rester. Elle peut être vendue
pour un temps pour pallier à une situation de détresse et de pauvreté, mais
elle doit être rendue à ses propriétaires au jour du jubilé : Lévitique
25,10 à 13. Le péché des hommes cupides dépasse le vol. Il est une
transgression à la loi de propriété qui, donnée par Dieu, garantit à chacun un
revenu minimum et le protège d’une précarité pérenne.
L’appât
du gain et des richesses est une tentation dont les enfants de Dieu, dit Paul,
doivent absolument en tout temps se garder. « Ceux qui veulent
s’enrichir, dit l’apôtre, tombent dans la tentation, le piège et dans une foule
de désirs insensés et pernicieux qui plongent les hommes dans la ruine et la
perdition. Car l’amour de l’argent est la racine de tous les maux, et quelques-uns
pour s’y être adonnés, se sont égarés loin de la foi et se sont infligé bien
des tourments : 1 Timothée 6,9 à 10. » Apprenons donc, plutôt qu’à chercher à
posséder toujours plus, à cultiver le contentement. « Car nous n’avons
rien apporté dans le monde, comme nous ne pouvons rien emporter : 1
Timothée 6,7. »
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