samedi 17 octobre 2026

Cherchez l'Eternel pendant qu'il se trouve !

 "Alors ils crieront vers l'Eternel, mais il ne leur répondra pas ; Il leur cacha sa face en ce temps-là, parce qu'ils ont commis de mauvaises actions : Michée 3 v 4."

Comme cela a déjà été énoncé, le jugement de Dieu pour les chefs sera aussi de leur rendre selon les œuvres de leurs mains. Parce qu’ils ont dépouillé le peuple et n’ont pas été sensibles à leurs cris dans la détresse, viendra le jour où eux aussi crieront à Dieu sans recevoir de réponse. On pense parfois que l’on peut pécher impunément sans conséquence. Après tout, la grâce n’est-elle pas là pour nous procurer le pardon de nos péchés ? Il sera toujours temps de nous repentir plus tard. La parole de Michée nous met en garde contre ce type de pensée. Elle nous rappelle que l’on ne peut jouer avec Dieu et que la grâce n’est pas un automatisme, mais qu’elle est liée à la souveraineté de Dieu.

L’avertissement de Michée nous rappelle que Dieu ne nous doit rien. Il n’est obligé en rien à répondre à nos cris ou à nous faire grâce. Le don de Sa grâce est un acte de miséricorde envers des cœurs contrits qui crient à Lui. Dieu n’est pas une machine comme une machine à sous. Il ne suffit pas de lui apporter une prière pour qu’aussitôt se déclenche pour nous une averse de grâce. Dieu est un juste Juge, un Dieu qui sonde les cœurs. Il n’y a rien que Dieu haïsse autant que la duplicité, l’endurcissement du cœur. L’auteur des proverbes le dit : Celui qui ferme son oreille au cri du pauvre, criera lui-même et n’aura point de réponse : Proverbes 21,13. Le danger est grand parmi le peuple de Dieu de ne considérer la grâce que sous l’angle du principe. La grâce n’est pas une formule qui répond à des contingences. Elle se vit dans le cadre d’une relation d’honnêteté et de vérité devant Dieu. On ne peut prétendre à la grâce si, délibérément, on choisit de ne pas obéir à Dieu. La grâce est l’expression de la patience de Dieu qui nous presse de nous repentir au plus vite, non un chèque en blanc signé que l’on peut encaisser quand on le veut.

Dans le passé, bien des hommes, qui ne se sont pas repentis lorsqu’il en était encore temps, l’ont expérimenté. Ils sont tombés sous le jugement de Dieu et se sont mis à crier à Lui pour qu’ils leur faire grâce. Ils n’ont trouvé qu’une oreille qui était fermée, comme la leur était quand Dieu leur demandait d’écouter. Comme l’histoire du riche et de Lazare racontée par Jésus le montre, il se peut que les damnés se mettent soudain à prier que Dieu se souvienne d’eux. Dieu les renverra à ce qui a été leur attitude sur terre au moment où ils auraient pu se repentir : cf Luc 16,19 à 31. Ecoutons l’appel pressant que nous lance Esaïe, le prophète contemporain de Michée : « Cherchez l’Eternel pendant qu’il se trouve ; invoquez-le tandis qu’il est prêt. Que le méchant abandonne sa voie, et l’homme de rien ses pensées ; qu’il retourne à l’Eternel qui aura compassion de lui, à notre Dieu qui pardonne abondamment : Esaïe 55,6-7. »

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