mercredi 14 octobre 2026

La façon dont est traité un peuple est le reflet du coeur de ceux qui le dirigent !

 "Vous haïssez le bien et vous aimez le mal ; vous leur enlevez la peau et la chair de dessus les os. Ils dévorent la chair de mon peuple, lui arrachent la peau et lui brisent les os. Ils le mettent en morceaux comme ce qu'on cuit dans une marmite, comme de la viande dans un chaudron : Michée 3 v 2 et 3."

Le sens de la question posée par Michée dans le 1er verset trouve sa réponse ici. Alors que les chefs et les princes d’Israël devraient être les gardiens du droit et de la justice, ils sont les premiers à les transgresser. Ils profitent de leur position d’autorité pour dépouiller le peuple à leur profit. La pauvreté et la précarité dans lesquelles vit le peuple ne vient ni de l’absence de travail, ni d’une carence de ressources. Il est le résultat des spoliations dont il est l’objet de la part des grands. Pour eux, le peuple est comme un gibier et eux sont les chasseurs. La seule raison d’être du peuple est de satisfaire leurs appétits. Ils agissent envers lui comme le ferait des chasseurs après avoir capturé une proie. Ils la font cuire et prélèvent sur elles tout ce qui se mange, ne laissant que la carcasse et les os. Le peuple qui devrait être défendu dans les causes qui demande justice, est renvoyé à vide.

La façon dont est traité un peuple est le reflet du cœur de ceux qui le dirigent. Une des preuves que l’élite du peuple, sa classe dirigeante, est corrompue se voit dans la façon dont est rendue la justice. Alors que le peuple se voit spolié de ses droits et de sa défense, l’élite ne voit en lui qu’une marchandise, une source de revenus. Partout où il peut lui prendre quelque chose, il le fait par des prélèvements toujours plus nombreux. La conséquence est qu’au lieu de s’enrichir, la nation s’appauvrit et que la précarité s’étend de plus en plus. La dichotomie qui existe entre la position des chefs, le devoir auquel cette position les appelle, et la réalité montre qu’il ne suffit pas d’avoir un titre pour que ce qui, normalement, y est attaché, suive. Nous ne sommes pas ce que notre position dit, mais ce que nous faisons. Ce sont nos actes qui témoignent pour ou contre ce que nous prétendons être par notre position. Jésus l’a clairement souligné en parlant des scribes et des pharisiens. Il dira au peuple : « Ils sont assis dans la chair de Moïse. Faites donc et observez tout ce qu’ils vous diront, mais n’agissez pas selon leurs œuvres. Car ils disent et ne font pas : Matthieu 23,1-2. » Les discours peuvent être justes et bons. Mais ils ne suffisent pas s’ils ne sont pas suivis de l’exemple de ceux qui les tiennent. Que Dieu nous garde sensibles au fait qu’Il nous jugera non sur nos paroles, mais sur nos actes : cf Jacques 3,1.

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